24 juillet 2026
Moncton, N.-B. – Voici la déclaration de Pat Bouchard, administrateur régional de l’Atlantique, à la suite de la condamnation, hier, d’Edva Mascary, qui a poignardé et tenté d’assassiner le gendarme Marc Antoine Latouche, membre de la GRC, alorsque les agents répondaient à un appelen août 2025 :
« Partout au Canada, les policiers sont confrontés à une recrudescence inquiétante de la violence, des fusillades, des agressions à l’arme blanche, des voies de fait et des attaques ciblées. Les responsables de la police à travers le pays n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme etd’appeler à une action urgente. La peine clémente prononcée hier à l’encontre d’un accusé reconnu coupable d’avoir tenté d’assassiner un policier l’année dernière ne fait que renforcer ces préoccupations.
La Fédération de la police nationale est révoltée par l’issue de cette affaire. Le gend. Latouche a été violemment agressé alors qu’il répondait à un appel d’intervention et a reçu plusieurs coups de couteau à la tête. Il s’agissait d’une agression délibérée et dangereuse qui aurait très bien pu lui coûter la vie.
Une peine qui condamnera un délinquant ayant poignardé un agent de police à la tête à plusieurs reprises à ne purger que quatre ans et demi (avec prise en compte du temps déjà passé en détention provisoire) derrière les barreaux, si tant est qu’il y en ait une, ne reflète pas la gravitéde cette violence et risque une fois de plus de brimer la confiance du public quant à la capacité du système judiciaire à traduire en justice les auteurs d’actes violents. Elle envoie également un message démoralisant aux premiers intervenants partout au payspays, leur laissant entendre que si leur vie est menacée, le système judiciaire ne les soutiendra pas.
Depuis près d’un an, ce membre et sa famille vivent avec les conséquences de cette agression. Nous avons entendu au tribunal qu’il continue de souffrir des séquelles durables de ses blessures, affectant à la fois sa vie personnelle et sa capacité à exercer le métier qu’il aime. Aucunpolicier ne devrait avoir à porter ce fardeau pour avoir répondu à un appel à l’aide.
La violence à l’encontre des policiers ne doit jamais être banalisée, minimisée ou acceptée comme faisant partie intégrante de leur métier. Malgré une formation approfondie, une évaluation des risques et d’autres mesures de protection, le travail des policiers est intrinsèquementdangereux. Nos collègues méritent de savoir que lorsqu’ils sont délibérément et violemment agressés dans l’exercice de leurs fonctions, le système judiciaire réagira avec le sérieux que ces actes méritent.
La Fédération lde la police nationale continue de réclamer une réforme significative du régime de la liberté sous caution ainsi que des mesures plus développées pour lutter contre cette escalade de la violence à laquelle sont confrontés les policiers et les autres intervenants d’urgencepartout au Canada. Nos membres, ainsi que tous les Canadiens, méritent un système judiciaire qui tienne les auteurs d’actes violents pleinement responsables de leurs actes. »
À propos de la Fédération de la police nationale
La Fédérationde la police nationale (FPN) représente environ 20 000 membres de la GRC en service partout au Canada et à l’étranger. Nous sommes le plus grand syndicat de policiers au Canada. La FPN veille à améliorer la sécurité publique pour tous les Canadiens, y compris nosmembres, en plaidant en faveur d’investissements indispensables dans l’ensemble du dispositif de sécurité publique. Cela comprend des investissements dans les effectifs policiers et les équipements modernes, ainsi que dans des programmes sociaux, notamment en matière de santé, de lutte contre les addictions et d’aide au logement, afin de renforcer la sécurité et la qualité de vie dans les nombreuses collectivités que nous desservons, grandes et petites, partout au Canada.