Le 5 novembre 2026
Ottawa (Ontario) — Voici une déclaration de Rob Farrer, président et chef de la direction de la Fédération de la police nationale, en réaction au budget de 2026 du gouvernement fédéral, déposé aujourd’hui :
« Aujourd’hui, le gouvernement fédéral a déposé le budget de 2026, intitulé Maîtres de notre destin, qui prévoit certains investissements bienvenus en matière de services de police et de sécurité publique, notamment :
- 13 M$ sur deux ans pour pour lutter contre le trafic de migrants;
- Jusqu’à 663 M$ sur quatre ans pour les programmes de services de police des Premières Nations et des Inuit;
- 110 M$ sur quatre ans pour aider les anciens membres de la GRC et les vétérans ayant des besoins complexes en matière de santé et de réadaptation à s’orienter parmi les services et à obtenir du soutien en temps opportun; et
- 9 M$ sur trois ans pour appuyer la transition du Centre du patrimoine de la GRC vers un musée national.
Malgré ces investissements, il subsiste d’importants écarts entre les engagements du gouvernement en matière de sécurité des policiers et de sécurité nationale et les ressources dont disposent les membres de la GRC appelés à les concrétiser. Qu’il s’agisse des enquêtes de police fédérale et de sécurité nationale, de la collecte de renseignements, du soutien à l’application de la loi à la frontière, des enquêtes sur la cybercriminalité ou du démantèlement du crime organisé, les membres de la GRC sont au cœur de la mise en œuvre du programme gouvernemental de sécurité publique. Pourtant, ce budget ne reconnaît pas adéquatement les personnes qui accomplissent ce travail chaque jour, et ne leur accorde pas les ressources nécessaires.
La GRC a également été exclue d’une véritable réforme de l’approvisionnement en matière de sécurité nationale et n’aurait aucun accès aux processus d’achat accélérés promis dans le cadre proposé de l’Agence de l’investissement pour la défense et des modifications connexes à la Loi sur la production de défense. Toute réforme de l’approvisionnement en matière de sécurité nationale doit inclure la GRC, avec des mesures qui offrent un accès rapide à l’équipement et à la technologie dont nos membres ont besoin.
La FPN doit, encore une fois, insister sur le fait que l’engagement du gouvernement d’ajouter 1 000 employés à la GRC doit se traduire par de nouveaux postes de membres assermentés qui augmentent la capacité opérationnelle globale, et non par de simples transferts d’une unité à une autre ou par la dotation de postes déjà comptabilisés. Le déplacement de personnel entre les unités n’augmente pas la capacité globale, et le renforcement d’une unité ne doit pas se faire au détriment d’une autre.
Cette capacité sera de plus en plus importante à mesure que le gouvernement poursuivra son ambitieux programme de sécurité nationale. Sa Stratégie de sécurité nationale, annoncée récemment, reconnaît la sécurité publique comme l’un des fondements de la sécurité nationale du Canada et préconise des réponses plus vigoureuses au crime organisé, à la criminalité financière, à la cybercriminalité, à l’ingérence étrangère, aux menaces aux frontières et à d’autres défis complexes. Toutefois, la Stratégie ne fait qu’une brève mention de la GRC, malgré les importantes exigences opérationnelles que ces ambitions imposeront à nos membres. La GRC doit occuper une place réelle tant dans les priorités du gouvernement en matière de sécurité nationale que dans les ressources et les réformes de l’approvisionnement nécessaires à leur réalisation.
Le gouvernement a raison de désigner ces défis comme des priorités. Mais les politiques et les stratégies ne suffisent pas, à elles seules, à rendre nos communautés plus sûres ni le Canada plus sécuritaire. Les membres de la GRC ont besoin d’effectifs, d’équipements modernes, de la technologie et des infrastructures nécessaires pour accomplir ce travail de façon sécuritaire et efficace. Nous avons hâte de collaborer avec le gouvernement du Canada et la GRC afin de traduire ces priorités en communautés plus sûres et en un Canada plus sécuritaire. »
À propos de la Fédération de la police nationale :
La Fédération de la police nationale (FPN) représente environ 20 000 membres de la GRC en service au Canada et à l’étranger. Il s’agit de la plus grande organisation de relations de travail policières au Canada et de la deuxième en importance en Amérique du Nord. Nous nous consacrons à l’amélioration de la sécurité publique au Canada pour nos membres et l’ensemble de la population canadienne en plaidant en faveur d’investissements dans les services de police et dans les soutiens et services connexes. Nous demandons notamment les ressources, l’équipement et les mesures de soutien nécessaires pour améliorer la sécurité et la qualité de vie dans les collectivités que nous servons, grandes et petites, partout au Canada.
Pour en savoir plus : https://npf-fpn.com/