Déclaration : La FPN répond aux recommandations du jury dans le cadre de l’enquête du coroner du Nouveau-Brunswick

Le 12 octobre 2021

Ottawa (Ontario) – Voici une déclaration de Brian Sauvé, président de la Fédération de la police nationale, en réponse aux recommandations formulées par le jury de l’enquête du coroner du Nouveau-Brunswick, le vendredi 8 octobre, à la suite du décès de Rodney Levi survenu le 12 juin 2020, près de Sunny Corner :

« Nos pensées accompagnent la famille et les amis de M. Levi, qui continuent de pleurer sa perte, ainsi que le membre de la GRC impliqué dans cet incident.

Nos membres mettent leur vie en danger à chaque quart de travail pour protéger leur collectivité et vivent souvent eux-mêmes un traumatisme durable à la suite de ces événements rares et tragiques. Les appels liés à la santé mentale avec des personnes très agitées et armées sont parmi les situations les plus dangereuses auxquelles nos membres font face, et l’emploi de la force devient un dernier recours lorsque tous les efforts de désescalade échouent.

Il est important de faire la distinction entre une enquête du coroner non contraignante et quasi judiciaire, qui peut offrir des recommandations, et une procédure pénale. Il convient également de noter que certains titres d’articles des médias à ce sujet ont été trompeurs. En règle générale, les enquêtes du coroner ne produisent qu’un des quatre résultats suivants : 1) indéterminé, 2) accidentel, 3) suicide (si la personne est décédée de son propre chef) et 4) homicide.

Une enquête indépendante antérieure menée par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) du Québec a déterminé en janvier 2021 que l’emploi de la force de notre membre était justifié; par conséquent, aucune accusation n’a été portée.

La Fédération de la police nationale réclame depuis longtemps de nombreuses recommandations du jury, y compris l’augmentation des ressources professionnelles en santé mentale pour soutenir, voire de réduire au minimum, l’intervention de la police lors de tels appels. Bien que nos membres soient formés pour faire face à de telles situations, un nombre de plus en plus important d’appels liés à la santé mentale à l’échelle du pays sont le résultat direct d’un manque de soutien et de services sociaux pour les personnes souffrant de problèmes de santé mentale qui peuvent, ultimement, faire des crises. La police est appelée lorsque toutes les autres mesures ont échoué et que la situation devient dangereuse.

Enfin, au début de janvier, nous avons publié un énoncé de position sur la mise en œuvre de caméras corporelles pour les membres de la GRC, qui ont accueilli favorablement l’utilisation de caméras corporelles au nom du contexte, de la transparence et de la responsabilisation, tout en formulant une mise en garde contre les répercussions sur la vie privée et la sécurité des membres.

À propos de la Fédération de la police nationale :

La Fédération de la police nationale (FPN) a été accréditée à l’été 2019 pour représenter environ 20 000 membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en service au Canada et à l’étranger. Il s’agit du plus important organisme canadien de relations de travail dans la police et le deuxième en importance en Amérique du Nord. La FPN constitue la première association nationale indépendante à représenter les membres de la GRC.

La FPN vise à améliorer la sécurité de la population canadienne en s’efforçant d’améliorer le matériel et la formation et d’obtenir des mesures de soutien additionnelles pour nos membres qui ont été victimes d’un sous-financement depuis bien trop longtemps. L’augmentation des ressources et du financement de la GRC contribuera à une plus grande sécurité et à une meilleure qualité de vie des collectivités grandes ou petites que la GRC sert, partout au Canada.

Pour en savoir plus :  https://npf-fpn.com/fr/accueil/

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Personne-ressource pour les médias :

Fabrice de Dongo
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