Le 2 septembre 2021

Ottawa (Ontario) – La Fédération de la police nationale, en partenariat avec Linda Duxbury et Sean Campeau, professeurs à l’école de commerce Sprott de l’Université Carleton, publie aujourd’hui un rapport sans précédent sur les contrecoups uniques de la COVID‑19 sur le bien‑être des membres de la GRC et de leurs familles.

Les résultats du sondage révèlent notamment que 76 % des répondants membres de la GRC font état de niveaux élevés de stress professionnel. Ceux-ci sont plus élevés que dans la plupart des autres groupes participants, y compris parmi les intervenants de première ligne. En effet, les agents de la GRC occupent un emploi stressant par nature, auquel s’ajoutent le nouveau fardeau entraîné par la pandémie de COVID‑19 et le défi constant de jongler entre leur vie professionnelle et leurs besoins familiaux.

« Ces chiffres sont considérables et alarmants, mais, à bien des égards, ils ne sont pas surprenants », a déclaré Brian Sauvé, président de la Fédération de la police nationale. « Depuis plusieurs années, nos membres sont, d’une part, forcés de pallier d’importantes réductions de financement et une insuffisance de fonds; et de l’autre, ils sont sollicités pour fournir des services qui vont au-delà de la prévention du crime et de l’application de la loi. Ce n’est pas une situation viable. C’est la raison pour laquelle nous demandons au gouvernement fédéral d’investir dans des services de soutien en santé mentale pour nos membres. »

La professeure Linda Duxbury a à son tour déclaré : « Deux points m’ont frappée lorsque nous avons conduit cette analyse. Premièrement, la GRC ne pourrait pas remplir son mandat si ses membres ne consacraient pas de leur temps personnel pour fournir des services à la collectivité. En effet, 40 % des agents disent ne jamais avoir de pause ininterrompue au travail et bon nombre d’entre eux sont appelés à travailler lorsqu’ils sont en congé. Deuxièmement, continuer de s’attendre à ce que les agents en fassent plus avec moins entraîne des coûts : soit, une augmentation des niveaux de stress et une réduction du bien‑être – des conséquences que la pandémie de COVID‑19 a d’autant plus aggravées.

Voici un résumé des principales constatations du rapport et voici le rapport final (an anglais seulement) :

Les membres de la GRC sont confrontés à des niveaux élevés de stress professionnel et à des enjeux de conciliation travail-vie personnelle

Durant de la pandémie de COVID‑19, 76 % des répondants membres de la GRC ont déclaré ressentir des niveaux élevés de stress professionnel. Parmi les 24 % restants, un répondant sur quatre a fait état d’un niveau modéré de stress professionnel. La conciliation travail-vie personnelle représente un enjeu pour nos membres : 72 % d’entre eux ont signalé être fortement stressés par ce facteur.

La pandémie de COVID‑19 a exacerbé la pénurie actuelle de ressources policières

Un tiers des agents de l’échantillon ont déclaré qu’ils ne demanderaient pas de promotion ou de mutation pendant la pandémie, une situation qui complique la planification de la relève. Un quart d’entre eux ont déclaré avoir vu une réduction de leur productivité et une augmentation de leurs absences en raison de problèmes de santé, de périodes de quarantaine, de besoins familiaux et de stress en lien avec la pandémie. Un cinquième des agents ont répondu aux demandes accrues à l’extérieur du travail en prenant plus de jours de congé pour des raisons personnelles ou en ajustant leurs horaires pour travailler plus les soirs et les fins de semaine.

Les parents ont déclaré des niveaux plus élevés de stress lié à la pandémie de COVID‑19

Les membres parents ont été plus nombreux à mentionner une diminution considérable de leur temps personnel libre (25 % pour les parents et 10 % pour les membres sans enfant), un amoindrissement de leur niveau d’énergie (37,5 % pour les parents et 23,5 % pour les membres sans enfant) et une réduction de la durée de leur sommeil (25 % pour les parents et 15,5 % pour les membres sans enfant). Comme beaucoup de parents qui travaillent depuis le début de la pandémie, ils ont parfois dû faire des ajustements difficiles.

À propos de la Fédération de la police nationale

La Fédération de la police nationale (FPN) a été accréditée à l’été 2019 pour représenter environ 20 000 membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en service au Canada et à l’étranger. Il s’agit du plus important organisme canadien de relations de travail dans la police et le deuxième en importance en Amérique du Nord. La FPN constitue la première association nationale indépendante à représenter les membres de la GRC.

La FPN vise à améliorer la sécurité de la population canadienne en s’efforçant d’améliorer le matériel et la formation et d’obtenir des mesures de soutien additionnelles pour nos membres qui ont été victimes d’un sous-financement depuis bien trop longtemps. L’augmentation des ressources et du financement de la GRC contribuera à une plus grande sécurité et à une meilleure qualité de vie des collectivités grandes ou petites que la GRC sert, partout au Canada.

Pour en savoir davantage, consultez le https://npf-fpn.com/

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