9 février 2026 

Ottawa, Ontario – Ce qui suit est une déclaration du président et directeur général de la Fédération de la police nationale, Brian Sauvé, à la suite d’un reportage récent de la CBC sur les données relatives à la violence fondée sur le sexe au sein de la GRC. 

« La Fédération de la police nationale applique une politique de tolérance zéro envers la violence sexuelle, les inconduites sexuelles et le harcèlement de toute nature. Les allégations de violence fondée sur le sexe doivent toujours être prises au sérieux et faire l’objet d’une enquête approfondie. Une fois l’inconduite établie, les conséquences sont importantes et ont souvent des conséquences sur la carrière. La responsabilité est importante. 

L’exactitude est également importante. Il est essentiel de faire la distinction entre les allégations et les conclusions établies. Entre janvier 2014 et mai 2025, environ 2 % des membres de la GRC ont fait l’objet d’une procédure disciplinaire de quelque nature que ce soit. Sur les quelque 9 000 allégations examinées au cours de cette période, environ 10 % portaient sur des violences sexistes. Ces allégations impliquaient 616 membres et, à l’issue d’enquêtes approfondies, 183 cas, soit environ 30 % des allégations, ont été confirmés. 

Si l’on considère l’effectif total de la GRC, qui compte environ 23 000 membres, ces 183 cas confirmés représentent bien moins de 1 % de l’ensemble des membres. Le fait de mêler les allégations et les conclusions, ou d’appliquer des pourcentages d’allégations aux membres, donne une image déformée et ne rend pas justice à la gravité du problème. 

Lorsque des actes de violence fondée sur le sexe sont établis en vertu du Code de déontologie de la GRC, les sanctions sont sévères et comprennent des suspensions, des rétrogradations, des restrictions de fonctions, des traitements ou des formations obligatoires, ou le licenciement. Il est faux de suggérer que les membres faisant l’objet de mesures disciplinaires « reprennent simplement le travail » sans conséquence ; les sanctions sont souvent importantes, correctives et ont des répercussions sur la carrière. Les données publiées par la GRC et partagées par la CBC confirment également que si les allégations liées à la violence sexiste sont prouvées, les conséquences sont souvent plus importantes que pour d’autres types de problèmes disciplinaires, ce qui témoigne de la gravité de ces allégations. 

La plupart des données mentionnées sont antérieures aux réformes majeures, notamment la certification syndicale, la négociation collective, le renforcement des protections sur le lieu de travail et la création du Centre indépendant pour la résolution des cas de harcèlement. Pendant des années, les membres ont dû faire face à des processus complexes et préjudiciables à leur réputation sans représentation professionnelle.   

Ce contexte et ces informations ont été communiqués directement à la CBC, sans toutefois être repris dans l’article final. L’omission de tout autre point de vue, analyse ou contexte est décourageante. Cela contribue, une fois de plus, à un schéma familier et préoccupant d’articles médiatiques qui manquent d’équilibre et de représentation complète de nos membres. 

Les discussions sur la violence fondée sur le sexe méritent que l’on y apporte soin, précision et honnêteté. La confiance du public dépend de la responsabilité, mais aussi de la précision des informations et du contexte approprié. 

À propos de la Fédération de la police nationale: 

La Fédération de police nationale (FPN) représente environ 20 000 membres de la GRC en service au Canada et à l’étranger. Nous sommes le plus grand syndicat de policiers au Canada. La FPN s’efforce d’améliorer la sécurité publique pour tous les Canadiens, y compris nos membres, en plaidant en faveur d’investissements indispensables dans le continuum de la sécurité publique. Cela comprend des investissements dans les ressources policières et les équipements modernes, ainsi que dans des programmes sociaux tels que la santé, la lutte contre la toxicomanie et l’aide au logement, afin d’améliorer la sécurité et la qualité de vie dans les nombreuses communautés, grandes et petites, que nous servons à travers le Canada. 

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