Des membres de la GRC, des administrateurs de la FPN et des familles réfléchissent au service, au sacrifice et à la responsabilité du souvenir.
Le 27 septembre, les Canadiens soulignent la Journée commémorative nationale des policiers et des agents de la paix afin d’honorer les policiers et agents de la paix qui ont été tués ou sont décédés dans l’exercice de leurs fonctions, et d’offrir leurs condoléances aux familles qui continuent de faire vivre leur mémoire. Cette journée est officiellement reconnue le dernier dimanche de septembre de chaque année.
Pour souligner cette journée, la Fédération de la police nationale (FPN) a invité des membres de la GRC, des représentants de la FPN et des membres de la communauté policière à réfléchir à l’importance du souvenir, à ce qu’il représente dans leur propre vie et à ce que nous devons transmettre.
Certains se souviennent d’amis et de collègues qui ne sont jamais revenus à la maison. D’autres réfléchissent aux familles laissées derrière. D’autres encore parlent des traditions, des responsabilités et des gestes de bienveillance qui font en sorte qu’une personne ne devienne jamais simplement un nom.
Ensemble, leurs paroles nous rappellent que le souvenir ne se limite pas à une cérémonie ou à une seule journée. Il vit dans les histoires que nous préservons, les personnes que nous soutenons et la manière dont nous reconnaissons celles et ceux qui continuent de servir.
Les réflexions qui suivent ont été révisées pour corriger la grammaire et l’orthographe et, dans certains cas, raccourcies par souci de concision et de clarté. Le sens et la formulation d’origine des contributeurs ont autrement été préservés. Certaines réflexions abordent des décès dans l’exercice de leurs fonctions, le suicide et d’autres expériences que certains lecteurs pourraient trouver difficiles.
Les personnes derrière les noms
Administrateur anonyme de la FPN
« Le service fait partie de ma vie depuis aussi longtemps que je me souvienne.
Trois de mes quatre grands-parents ont servi dans les forces armées britanniques et canadiennes. J’ai grandi comme fils d’un membre de la GRC, en écoutant mon père parler des membres avec qui il avait servi, qu’il connaissait personnellement et qui avaient été tués dans l’exercice de leurs fonctions. En 2007, j’ai suivi ses traces et je suis moi aussi entré à la GRC.
Quand j’étais enfant, je comprenais ces histoires différemment de maintenant. C’étaient des histoires tristes sur des personnes que mon père connaissait. Une fois que j’ai moi-même enfilé l’uniforme, ces noms et ces histoires ont pris un tout autre sens.
L’un de mes camarades de troupe, le gendarme Derek Pineo, a été tué en service. J’ai connu la gendarme Sarah Beckett. J’ai partagé un étage au Dépôt avec le gendarme Douglas Scott. Dans le cadre de mon travail avec la Fédération de la police nationale, j’ai été directement appelé à composer avec des situations où des membres ont été assassinés. J’ai assisté à des funérailles et me suis tenu aux côtés de collègues et de familles endeuillées.
J’ai aussi été confronté à la perte de membres décédés par suicide. Ces décès ne figurent pas toujours sur un tableau d’honneur, mais après près de deux décennies dans le domaine policier, je ne crois pas que nous puissions prétendre que le service, et ce à quoi les membres sont exposés dans le cadre de ce service, soit toujours sans lien avec ces pertes.
Pour moi, honorer le service n’est donc pas une notion abstraite.
Le service est important. Mais le service peut aussi tuer.
Parfois, il tue sur un champ de bataille. Parfois, c’est une balle reçue en répondant à un appel à l’aide. Parfois, c’est un accident. Parfois, la blessure est ramenée à la maison en silence et fait ses ravages pendant de nombreuses années.
Dans tous les cas, quelqu’un a volontairement accepté des risques et des fardeaux au nom des autres.
À tout le moins, nous leur devons de nous souvenir d’eux.
Pour moi, se souvenir signifie faire en sorte qu’une personne ne devienne jamais simplement un nom.
Chaque nom inscrit sur un cénotaphe, un tableau d’honneur ou un monument commémoratif appartenait à quelqu’un qui riait, aimait les autres, avait des projets pour l’avenir, se plaignait probablement parfois du travail et avait quelqu’un qui l’attendait à la maison.
Je pense que le souvenir consiste à faire en sorte que cette personne continue de faire partie de l’histoire.
Mais je ne crois pas que le souvenir puisse se limiter à une cérémonie.

En 2023, alors que je me rendais aux funérailles régimentaires du gendarme Rick O’Brien, j’ai parlé publiquement de quelque chose qui me préoccupe encore aujourd’hui. Lorsqu’un policier est assassiné, il y a souvent un immense élan de soutien, et une grande partie de ce soutien est sincère et profondément appréciée. Quelque chose d’aussi simple qu’une carte manuscrite laissée par un enfant à un détachement peut avoir beaucoup plus de valeur qu’on ne l’imagine.
Mais je me suis aussi demandé pourquoi il faut parfois qu’un policier meure avant que les gens expriment publiquement à quel point ce service compte.
« Nous ne devrions pas avoir à mourir pour que notre service soit valorisé. Si nous honorons véritablement le service, nous devrions valoriser les personnes qui l’accomplissent pendant qu’elles sont encore en vie. »
Administrateur anonyme de la FPN
Le souvenir devrait signifier prendre soin des membres en service. Cela devrait signifier soutenir les membres retraités. Cela devrait signifier prendre soin des conjoints et des enfants. Cela devrait signifier donner aux membres les ressources dont ils ont besoin, leur fournir de l’équipement et des milieux de travail sécuritaires, prendre les blessures psychologiques au sérieux et reconnaître que les effets du service ne prennent pas nécessairement fin lorsqu’un quart de travail ou une carrière se termine.
J’ai passé une grande partie de ma carrière dans des rôles de première ligne et de leadership. J’ai été impliqué dans des incidents critiques et j’ai soutenu des membres à la suite de fusillades policières et des enquêtes qui s’ensuivent. J’ai vu les effets que ces événements peuvent avoir, même lorsque tout le monde survit physiquement.
J’ai aussi vécu des pertes plus discrètes. Des membres qui ont porté certaines choses pendant des années. Des familles qui ont porté ce fardeau à leurs côtés. Des membres qui ont finalement mis fin à leurs jours.
Ces expériences m’ont appris que le sacrifice ne se produit pas toujours dans un seul moment héroïque.
Parfois, il se produit petit à petit.
Voilà pourquoi, lorsque j’entends un nom lu lors d’une cérémonie commémorative, j’essaie de penser à la personne plutôt qu’aux circonstances de son décès. Sa vie était plus grande que son dernier jour.
Je pense que nous leur devons cela.
Mais nous pouvons nous souvenir d’eux. Nous pouvons raconter leurs histoires. Nous pouvons prendre soin de leurs familles. Nous pouvons mieux prendre soin de celles et ceux qui servent encore. Et nous pouvons nous assurer que les générations qui viennent après nous comprennent que la vie dont elles jouissent aujourd’hui a eu un prix.
Pour moi, c’est cela, le souvenir. »
Brandie, membre de la GRC
« Ceux qui nous ont précédés ont tracé la voie que nous suivons aujourd’hui. Ils ont contribué à tout, des réussites aux changements de politiques. Ils nous rappellent que chaque journée est différente. Chaque quart de travail peut apporter de nouveaux défis. Chaque appel peut tout changer.
Je me souviens de tous les bons moments. Je sais qu’un seul appel peut changer une vie. Chaque quart de travail que j’effectue est en leur honneur, pour les quarts de travail qu’ils ne pourront plus faire. »

Sergent d’état-major Jeff Swann, administrateur de la FPN
« En tant que policier de cinquième génération, je comprends l’importance du service, du sacrifice et de l’engagement envers quelque chose de plus grand que soi.
Honorer ceux qui ont servi est important pour moi, car leur dévouement a contribué à façonner le pays et les collectivités où nous vivons aujourd’hui. Se souvenir de leur contribution est une façon d’exprimer notre gratitude et de faire en sorte que leur héritage perdure pour les générations futures.
Mon père a servi pendant 35 ans au sein de la GRC. Ma mère a également travaillé comme infirmière pendant presque toute cette période, tous deux ayant servi dans de petites collectivités de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest.
Le souvenir est quelque chose de très personnel pour moi. Il me rappelle leur dévouement, leurs sacrifices et le profond sens du devoir dont ont fait preuve les générations de la famille Swann qui ont choisi de servir leurs collectivités et leur pays. »
Cpl Skylar Villeneuve, membre de la GRC
« Il est important d’honorer ceux qui nous ont précédés et de respecter les sacrifices qu’ils ont consentis.
Le souvenir, c’est faire vivre l’histoire par nos actions, par l’éducation et par un profond respect. »
Les moments que nous portons
Kevin R. Halwa, administrateur de la FPN
« Comme policiers et membres de la GRC, il y a certaines dates inscrites au calendrier dont nous nous souvenons probablement tous. Pour moi, lorsque ces dates reviennent, je peux encore vous dire exactement où j’étais, ce que je faisais et qui m’a annoncé la terrible nouvelle.
Voici quelques-unes de ces dates :
3 mars 2005. C’était le jour de la tragédie de Mayerthorpe et le jour où nous avons perdu quatre de nos frères.
J’étais à la maison, assis dans mon fauteuil inclinable à regarder une rediffusion de WKRP in Cincinnati. J’ai commencé à recevoir des messages de membres de ma famille élargie à qui je n’avais pas parlé depuis un certain temps. Ils m’offraient leur soutien et leurs condoléances et me faisaient savoir qu’ils pensaient à moi.
J’ai rencontré les familles de deux membres décédés dans l’exercice de leurs fonctions. Il y a quelques années, j’ai eu le privilège d’accompagner la mère de Brock Myrol, en sa qualité de Mère de la Croix d’argent, lors du jour du Souvenir. Brock n’avait même pas encore reçu son premier chèque de paie lorsqu’il a été tué.

Puis il y a eu le 7 juillet 2006.
J’étais à une réunion familiale, debout dans ma roulotte. Il faisait chaud et le soleil brillait dans un ciel sans nuages. Ma femme est entrée et j’ai immédiatement vu qu’elle avait pleuré. Elle m’a dit que les médias rapportaient que mon camarade de troupe Marc était décédé des suites d’un coup de feu.
Marc et moi étions proches pendant la formation. Nos lits se trouvaient de part et d’autre de l’allée recouverte de tapis au Dépôt. Il était le plus jeune de la troupe et avait célébré son 21e anniversaire pendant la formation. Au moment de son décès, il était nouvellement marié et père d’un très jeune fils.
Nous disons souvent qu’un membre décédé dans l’exercice de ses fonctions a fait le sacrifice ultime. Mais on pourrait tout aussi bien soutenir que sa famille en a payé un prix tout aussi grand, sinon plus grand encore.
Et puis il y a le 4 juin 2014.
J’en étais à la deuxième semaine d’un cours d’instructeur à la carabine, dans un champ de tir près de Rocky Mountain House, lorsque nous avons reçu un message annonçant qu’un incident s’était produit à Moncton et que des membres avaient été tués.
Ce soir-là, tandis que la chasse à l’homme se poursuivait, nous étions réunis avec notre groupe de formation en Alberta et regardions les reportages à la télévision. Nous continuions aussi de recevoir des messages de partout au pays, nos amis nous transmettant des mises à jour lorsqu’ils le pouvaient.
Dire que la nuit a été agitée serait un euphémisme. Le suspect n’a été arrêté que le lendemain.
Il n’y a pas si longtemps, j’ai rencontré l’épouse d’un membre décédé dans l’exercice de ses fonctions. On dit que le temps guérit toutes les blessures, mais qui que soient ceux qui disent cela, ils ont tort. Le saignement finit peut-être par s’arrêter, mais je ne pense pas qu’un conjoint puisse véritablement se remettre de la perte de son époux ou de son épouse dans l’exercice de ses fonctions.

Ces policiers ont couru vers le danger alors que d’autres s’en éloignaient. Non pas parce qu’ils se considéraient comme des héros, mais parce que c’était ce qu’il fallait faire. Ils ont couru vers le danger afin que les autres en soient protégés.
Il y a plusieurs années, j’ai eu l’occasion de représenter mon détachement lors du déjeuner-prière du maire. Le conférencier invité a parlé de l’importance de vivre sa vie du mieux possible et, idéalement, de faire une différence positive. Il a conclu avec cette réflexion :
” La vie est comme un sou. Vous pouvez le dépenser comme vous le souhaitez, mais vous ne pouvez le dépenser qu’une seule fois. ”
Ces hommes ont bien dépensé leur unique sou, en se mettant en danger pour que les autres puissent être en sécurité.
Ils ont fait une différence. C’est ainsi que nous devrions nous souvenir d’eux. »
Sgt Robert Sayer, membre de la GRC
« Ceux qui ont servi ont jeté les bases qui permettent aux membres d’aujourd’hui de grandir, d’apprendre et de devenir de meilleurs membres et de meilleures personnes. Sans leur travail acharné et leurs sacrifices, nous ne jouirions pas de la vie que nous avons aujourd’hui. Nous leur devons une dette de reconnaissance.
Le souvenir ne consiste pas seulement à participer à un défilé le 11 novembre. C’est penser souvent à nos collègues membres, repenser aux bonnes personnes que nous avons connues et avec lesquelles nous avons travaillé côte à côte. C’est se rappeler comment elles ont façonné nos vies et ne pas laisser s’éteindre la flamme de leur mémoire.
J’ai fait partie de l’équipe chargée d’enquêter sur le meurtre du gendarme Rick O’Brien. Ce qui m’a le plus marqué, au-delà du chagrin, c’est la camaraderie et la fierté des membres qui sont intervenus ce jour-là.
De l’équipe de la circulation qui a escorté sa dépouille jusqu’à sa dernière demeure jusqu’à ceux d’entre nous qui étions sur les lieux, vêtus de combinaisons de protection et recueillant le moindre fragment de preuve, chacun accomplissait son travail avec un seul objectif : faire le meilleur travail possible, de la manière la plus professionnelle possible, afin d’honorer sa mémoire. Ne rien manquer. Faire en sorte qu’il puisse être fier de ceux d’entre nous qui restaient.

Après ma dernière journée au procès, j’ai quitté la salle d’audience et je suis tombé sur son épouse à l’extérieur. Je me suis d’abord senti incroyablement mal à l’aise et nerveux. Je ne savais pas quoi lui dire.
Puis elle m’a remercié.
Elle m’a remercié pour tout le travail accompli et m’a dit qu’elle était reconnaissante qu’autant d’hommes et de femmes remarquables aient accepté de raconter cette histoire incroyablement difficile devant le tribunal, malgré la douleur que cela leur causait.
C’est pour cela que nous faisons ce travail, et c’est pour cela que nous nous souvenons. »
Gendarme Sarah, membre de la GRC
« Il est important d’honorer ceux qui sont décédés en protégeant les Canadiens, mais il est tout aussi important de soutenir les proches laissés dans le deuil de façon si tragique.
Cela signifie leur montrer qu’ils ne seront jamais seuls et que nous continuerons d’honorer la mémoire de leur proche qui a fait le sacrifice ultime.
J’ai défilé en tunique rouge lors de la plupart des défilés depuis que je me suis jointe à la GRC il y a 12 ans. Je n’oublierai jamais où j’étais ni ce que j’ai ressenti lorsque j’ai appris chacun des décès survenus dans l’exercice des fonctions depuis que je me suis jointe à la GRC en 2014.
Participer à ces défilés est, pour moi, une modeste façon de rendre hommage à ceux qui sont décédés au service des Canadiens et qui ont laissé des proches derrière eux. C’est aussi une façon de soutenir ces proches.
Il y a des années, je discutais avec une femme qui, sans que je le sache alors, était la mère de la gendarme Chelsey Robinson de la GRC, décédée dans une collision en service près de Stony Plain, en Alberta. J’étais encore une jeune policière à l’époque et j’exerçais ce métier depuis environ deux ans.

Je l’ai remerciée pour le service rendu aux Canadiens par sa fille. Sa mère m’a alors répondu : ” Merci, et merci à vous aussi pour votre service. ”
Ce moment m’a profondément émue, car j’ai réalisé que Chelsea avait laissé derrière elle tous ces êtres chers extraordinaires sans jamais avoir eu la chance de leur dire au revoir.
Depuis, ce moment est resté gravé en moi comme un rappel de l’importance d’honorer et de nous souvenir des policiers que nous avons perdus dans l’exercice de leurs fonctions. »
Cpl J. Michael Francis, membre de la GRC
« Je crois qu’il est important que nous nous souvenions de ceux qui ont servi parce que, trop souvent, la collectivité finit par ne plus le faire. Nous devons respecter et honorer les nôtres parce qu’ils le méritent.
Nous nous entraînons et faisons tout ce que nous pouvons pour survivre aux situations auxquelles nous sommes confrontés, mais les choses ne tournent pas toujours en notre faveur. Lorsque cela arrive, nous devons honorer ceux qui ont fait ce sacrifice pour préserver le mode de vie auquel la plupart d’entre nous tenons.
Pour moi, le souvenir signifie que la GRC doit continuer de tenir des funérailles régimentaires lorsque les circonstances le justifient et que les familles le souhaitent. Nous devons nous rassembler, parler de nos collègues et ne jamais les oublier.
Comme plusieurs de mes collègues, je savais ce que ce métier impliquait et ce qui pouvait nous arriver. Malgré cela, nous ne nous attendons jamais vraiment à voir nos collègues, ou nous-mêmes, tomber dans l’exercice de nos fonctions.
Après 25 ans de carrière, j’ai malheureusement vu des amis et des collègues être assassinés, blessés par balle, happés par des véhicules, poignardés ou violemment agressés au point de ne plus pouvoir exercer leurs fonctions.
Le grand public ne voit pas toujours les répercussions que ce travail peut avoir sur nous, et plusieurs ne réalisent peut-être pas combien de membres sont réellement blessés dans l’exercice de leurs fonctions. »

Comment nous nous souvenons
Sergent anonyme de la GRC
« Comme tant d’autres, je ne suis pas devenu membre pour l’argent ou la gloire. Je l’ai fait pour servir et pour me tenir aux côtés de celles et ceux qui étaient prêts à faire le sacrifice ultime.
L’un de mes partenaires a répondu à cet appel et a été tué dans l’exercice de ses fonctions. Lui, ainsi que ceux qui l’ont précédé et ceux qui sont venus après lui, méritent que l’on se souvienne d’eux.
Le souvenir est une reconnaissance du sacrifice, et il doit être traité avec le plus grand respect. Il nous pousse à continuer d’avancer et à chercher, jour après jour, à honorer ce sacrifice dans tout ce que nous faisons. »
« J’ai choisi de porter ce souvenir sur moi, au sens propre. J’ai un tatouage de myosotis, et l’un des boutons représente ceux qui ont perdu la vie. »
Sergent anonme de la GRC
Dans un monde en constante évolution et alors que les priorités changent, j’espère que l’importance d’honorer et de nous souvenir restera au premier plan de ce que nous défendons et de ce que nous choisissons de mettre en valeur.
C’est difficile pour une raison. C’est pourquoi nous devons continuer d’y porter attention plutôt que de craindre de mettre les gens mal à l’aise.
Jamais oubliés. »
Caporal Brett Urano, membre de la GRC
« Il est extrêmement important de témoigner du respect et de reconnaître les personnes qui ont consacré leur vie au service. Leurs actions et leur leadership ont ouvert la voie à ceux qui les ont suivies et ont contribué à nous protéger au fil des différentes périodes de notre histoire.
Pour moi, le souvenir signifie être présent en uniforme pour offrir mon soutien. »
Membre anonyme de la GRC
« Il est essentiel de faire vivre les traditions et de les honorer afin qu’elles ne soient pas oubliées.
Le souvenir est un moment de réflexion et de patriotisme. »
Membre anonyme de la GRC
« Honorer ceux qui ont servi démontre que leurs sacrifices n’ont pas été vains.
Pour moi, le souvenir signifie habituellement être au travail. Si je ne suis pas en service, j’assiste à la cérémonie en tenue civile.
” Au champ d’honneur ” me tire toujours une larme. »
Membre anonyme de la GRC
« Ceux qui servent, et ceux qui ont servi avant nous, ont permis aux autres d’être en sécurité. D’avoir quelqu’un vers qui se tourner lorsque personne d’autre n’est là. De pouvoir vivre en sécurité.
C’est honorer et se souvenir de ceux qui ont combattu et sont morts pour que je puisse être libre et porter la tunique écarlate. Pour que je puisse avoir des enfants qui, peu importe leur race, la couleur de leur peau, leur religion ou leur orientation sexuelle, puissent eux aussi être libres. »
Robert, membre de la GRC
« Ceux qui sont en service, ceux qui ont pris leur retraite et ceux qui ont sacrifié leur vie méritent tous d’être reconnus.
Le souvenir signifie reconnaître et apprécier leur service.
N’oublions jamais ceux qui servent ou qui ont servi. »

Transmettre leur mémoire
Ces réflexions sont différentes parce que chaque expérience du service et de la perte est différente.
Certains contributeurs se souviennent de dates, de lieux et de conversations précises. D’autres pensent à un partenaire, un camarade de troupe, un collègue, un parent ou un enfant. Certains font vivre le souvenir à travers les cérémonies, l’uniforme et les traditions. D’autres le font vivre dans le travail qu’ils continuent d’accomplir.
Ce qui unit leurs paroles, c’est une responsabilité commune : se souvenir des personnes derrière les noms, soutenir les familles et les collègues qui vivent avec leur absence et valoriser ceux qui servent pendant qu’ils sont encore parmi nous.
En cette Journée commémorative nationale des policiers et des agents de la paix, nous honorons ceux qui ont perdu la vie au service de leur collectivité.
Nous nous souvenons de qui ils étaient.
Nous racontons leurs histoires.
Et nous faisons vivre leur mémoire.